Cuivre et système nerveux : l’oligo-élément de la transmission et de la protection neuronale
- Farah Chibani
- 22 sept. 2025
- 2 min de lecture

Le cuivre, un acteur clé du cerveau et des nerfs
Le cuivre est un oligo-élément essentiel, présent en très petite quantité mais impliqué dans des fonctions vitales du système nerveux :
la synthèse des neurotransmetteurs,
la protection des neurones contre le stress oxydatif,
la formation de la myéline qui entoure les nerfs.
Les rôles du cuivre dans le système nerveux
1. Synthèse des neurotransmetteurs
Cofacteur de la dopamine-β-hydroxylase, enzyme qui transforme la dopamine en noradrénaline.
Sans cuivre : baisse de la noradrénaline → troubles de l’attention, fatigue, baisse de vigilance.
2. Santé de la myéline
La lysyl-oxydase, enzyme cuivre-dépendante, participe à la stabilisation de la myéline. Carence → démyélinisation progressive → neuropathies périphériques, troubles de la marche, engourdissements.
3. Protection antioxydante
Le cuivre active la superoxyde dismutase (SOD), enzyme majeure contre le stress oxydatif neuronal.
Protège les neurones contre l’inflammation et le vieillissement prématuré.
4. Développement cérébral
Essentiel au développement du cerveau chez l’enfant (croissance neuronale, plasticité synaptique).
Conséquences d’une carence en cuivre sur le système nerveux
Neuropathies périphériques : engourdissements, fourmillements, faiblesse musculaire.
Troubles de la marche et de l’équilibre.
Déclin cognitif accéléré.
Fatigue chronique, irritabilité, troubles de l’attention.
Ces manifestations sont fréquentes après chirurgie bariatrique, en cas de maladies intestinales chroniques ou d’excès de zinc, qui bloque l’absorption du cuivre.
Données scientifiques
Une étude (American Journal of Hematology, 2010) a montré que les carences en cuivre après bypass gastrique entraînent des neuropathies sévères et parfois irréversibles.
Des travaux récents (Nutrients, 2020) confirment que le cuivre est indispensable à la myélinisation et à la protection contre les maladies neurodégénératives.
L’OMS reconnaît la carence en cuivre comme une cause sous-estimée de troubles neurologiques (WHO – Micronutrient Deficiencies, 2023).
Supplémentation et précautions
La correction se fait en priorité par voie orale (1–2 mg/jour selon les besoins).
Le cuivre IV se fait sous surveillance médicale (nutrition parentérale), car le risque de surcharge hépatique existe.
En médecine fonctionnelle et prédictive, on corrige les déficits en cuivre tout en surveillant le ratio zinc/cuivre pour maintenir un équilibre optimal.
À retenir
Le cuivre est indispensable à la synthèse des neurotransmetteurs, à la myéline et à la protection neuronale.
Une carence entraîne des neuropathies, troubles de l’équilibre et du déclin cognitif.
Les recommandations internationales soulignent l’importance de surveiller le cuivre, notamment après chirurgie bariatrique ou en cas de malabsorption.
La supplémentation doit être personnalisée et sécurisée, en respectant l’équilibre avec le zinc.



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