Cuivre : l’oligo-élément oublié mais essentiel à la vitalité
- Farah Chibani
- 22 sept. 2025
- 2 min de lecture

Qu’est-ce que le cuivre ?
Le cuivre est un oligo-élément indispensable présent en très petites quantités dans l’organisme.
Il intervient comme cofacteur de nombreuses enzymes, jouant un rôle clé dans :
le métabolisme énergétique,
la formation du collagène,
la santé neurologique,
le système immunitaire.
Les rôles du cuivre
1. Production d’énergie
Cofacteur des enzymes mitochondriales.
Participe à la synthèse d’ATP, carburant cellulaire.
2. Santé cardiovasculaire et tissu conjonctif
Indispensable à la formation du collagène et de l’élastine.
Contribue à la solidité des vaisseaux sanguins et à la santé cutanée.
3. Système nerveux
Cofacteur de la dopamine-bêta-hydroxylase, enzyme de synthèse de la noradrénaline.
Rôle dans la myélinisation des nerfs.
4. Immunité et antioxydants
Active la superoxyde dismutase (SOD), enzyme antioxydante majeure.
Soutient la réponse immunitaire innée.
Carence en cuivre : causes et conséquences
Causes fréquentes
Alimentation pauvre (excès de produits transformés).
Chirurgie bariatrique (bypass, sleeve).
Maladies intestinales (Crohn, cœliaque).
Excès de zinc (antagoniste du cuivre).
Conséquences
Anémie (par déficit de transport du fer).
Neuropathies, troubles de la marche, fourmillements.
Faiblesse immunitaire, infections répétées.
Fragilité osseuse et anévrismes (défaut de collagène).
Selon l’OMS, la carence en cuivre est rare mais sous-estimée, surtout après chirurgie bariatrique et en cas de malabsorption chronique (WHO – Micronutrient Deficiencies, 2023).
Données scientifiques et recommandations
L’EFSA recommande un apport quotidien de 1–1,6 mg/jour chez l’adulte.
Une étude (American Journal of Hematology, 2010) a montré que des déficits en cuivre après bypass gastrique entraînaient des anémies sévères et des neuropathies.
Des recherches récentes (Nutrients, 2020) rappellent l’importance de l’équilibre zinc/cuivre, car un excès de zinc bloque l’absorption du cuivre.
Supplémentation et précautions
Contrairement au zinc ou au magnésium, le cuivre ne doit pas être perfusé de manière systématique, car il existe un risque de toxicité (accumulation hépatique).
En pratique fonctionnelle :
Supplémentation orale (1–2 mg/jour) adaptée aux déficits confirmés.
Surveillance du rapport zinc/cuivre (idéalement 8:1 à 12:1).
Perfusion possible uniquement sous prescription médicale .
À retenir
Le cuivre est un oligo-élément essentiel mais oublié, impliqué dans l’énergie, le collagène, l’immunité et le système nerveux.
Les déficits surviennent surtout en cas de malabsorption ou d’excès de zinc.
L’OMS et l’EFSA recommandent une vigilance particulière après chirurgie bariatrique.
La supplémentation se fait surtout par voie orale ; la perfusion est réservée aux contextes hospitaliers.



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